Microfinance islamique : Deux questions à  Madame Mbacké Khady Fall Ndiaye Directrice du PALAM

 « La microfinance islamique est très pratique et offre plusieurs possibilités en matière de financement des micros entreprises ».

Quels sont les enseignements majeurs à tirer de l’expérience de Microfinance  islamique du PALAM ?

La Microfinance islamique est un instrument de portée pour le développement de notre pays. La finance classique a déjà fait ses preuves, mais beaucoup de populations ont été laissées en rade. C’est un instrument innovant pour le financement des projets de micros entreprises portées par des couches vulnérables notamment les femmes, et les jeunes  à promouvoir, à perpétuer et à diffuser à grande échelle. Il faut arriver à faire connaitre la microfinance islamique qui est un financement éthique avant tout – même si la charia permet de réguler ce mode de vie au sein de la société. C’est un élément important pour le développement à la base. Le Sénégal émergent doit commencer par des communautés et collectivités locales émergentes. Pour ce faire,  nous avons besoin d’un programme national d’information et de communication. Nous avons besoin aussi d’un Programme national de capacitation des acteurs pour maitriser cet instrument que constitue la Microfinance islamique. Tous, ensemble, nous devons relever le défi de l’opérationnalisation en combinant la recherche action  aux aspects pratiques sur le terrain pour en faire bénéficier les couches vulnérables et développer des micros entreprises viables. C’est la raison d’être du PALAM. La microfinance islamique est très pratique et offre plusieurs possibilités en matière de financement des micros entreprises.

Quelles seront les principales innovations du PALAM 2 ?

La deuxième phase du PALAM 2 démarre avec au départ une étude de capitalisation qui a permis de connaitre les insuffisances et les bonnes pratiques. Elle nous permet de partir du vécu des expériences pour améliorer ce qui a été déjà fait. La première phase était un  programme pilote, une sorte de situation de « cobaye » pour la 2eme phase.  Ca nous rendra la tache plus facile. Il s’agira avec du vécu,  de combler les insuffisances et d’améliorer les conditions de travail.

En plus des régions pilotes, trois autres régions bénéficieront du PALAM  dans sa deuxième phase : Thiès, Fatick, Kaolack. Nous pensons que le Programme PALAM peut être d’une contribution importante à la mise en œuvre du PSE.




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