Un Programme de Recherche Genre – Energie dans le Secteur Alimentaire Informel de trois pays africains livre ses résultats

Par Bacary SEYDI, PmeAfricaines.com

Le Genre et les Usages productifs de l’énergie dans les entreprises du secteur alimentaire informel au Sénégal, au Rwanda et en Afrique du Sud ont fait l’objet d’un Programme de recherche dont les résultats ont été partagés le Mardi 15 mai 2017 avec les parties prenantes lors d’un atelier organisé par ENDA ENERGIE en partenariat avec ENERGIA.

L’objectif de l’atelier était de partager les résultats de la  recherche et d’explorer avec les parties prenantes  les actions majeures à mener pour la levée des barrières à la transition énergétique dans le Secteur Alimentaire Informel (SAI). C’était aussi l’occasion pour les initiateurs de partager avec les participants, le rôle et l’implication des autorités locales dans le développement du  secteur alimentaire informel.  Le Ministère de l’Energie et du pétrole  du Sénégal en a assuré la présidence.

Les approches d’intégration du genre dans les politiques, programmes et projets énergétiques et l’initiative de l’accès pour tous à l’énergie durable, réorientent aujourd’hui les actions de recherche. Ainsi, l’utilisation de l’énergie à des fins de productivité a été identifiée comme un cadre de recherche pertinent dans la transition énergétique et en particulier, dans le secteur alimentaire informel où on note une forte présence des femmes un peu partout en Afrique. En effet, une des caractéristiques majeures de ce secteur d’activité reste une prédominance des femmes ; aussi bien dans les activités de transformation alimentaire que dans le sous secteur de la restauration. Ces activités constituent généralement pour elles un moyen de sortir de la pauvreté  et de renforcement de leur pouvoir économique.

Le choix de ce thème de recherche est loin d’être fortuit. Il découle avant tout de son potentiel d’influence politique au regard des enjeux à  la fois d’ordre économique de création de richesse et d’emplois, d’ordre énergétique et de développement durable ; en rapport avec la part de l’énergie dans le secteur alimentaire informel et de la nécessaire transition vers des énergies modernes et moins polluantes,  et enfin, un enjeu d’ordre  politique  en termes de mesures à prendre pour accompagner les entreprises du secteur dans leur développement. Rien que dans les trois pays couverts par le Programme de recherche (Afrique du Sud, Rwanda, et Sénégal), le secteur alimentaire informel occupe entre 50 et 75% du total des emplois en zone urbaine. Il  représente en outre environ 72% des emplois non agricoles  en Afrique. Malgré ces multiples enjeux rattachés  à ce  secteur d’activité et son potentiel de développement qui découle d’une urbanisation galopante de la population en Afrique, les besoins  des entreprises du secteur alimentaire informel ne sont pas bien connus des décideurs publics  en particulier,  leurs besoins en services énergétiques à des fins de productivité.

Jusqu’ici, les services énergétiques n’ont pas encore réellement fait l’objet de suivi dans le secteur alimentaire informel ; ce qui explique qu’il existe peu de données empiriques quantitatives et certifiées malgré les études et statistiques existantes. C’est pour apporter des réponses à la fois qualitatives et quantitatives sur la transition énergétique dans ce secteur que le Programme de recherche « Genre et usages productifs de l’énergie dans le secteur alimentaire informel en Afrique du Sud, au Rwanda et au Sénégal» a été  mené entre 2015 et 2018  par un consortium d’instituts de recherche composé de l’université du cap (Afrique du Sud), de MARGE (Rwanda) et d’Enda Energie (Sénégal) et coordonné par l’université de Twente de Netherland. Il est attendu des conclusions de ce Programme de recherche,  qu’elles puissent fonder des prises de décision des pouvoirs publics en matière  d’intégration du genre dans les politiques, programmes et projets énergétiques, dans le sillage de  l’initiative de l’accès pour tous à l’énergie durable d’une part, et en matière d’accompagnement du Secteur Alimentaire Informel (SAI) d’autre part.

Le Programme est financé par le Département Britannique pour le Développement International (DFID) et fait partie du Programme global de recherche sur le genre et l’énergie mené par ENERGIA.

L’atelier a permis de cerner les principaux  facteurs de blocage de l’utilisation des Services Energétiques Modernes (SEM) dans le Secteur Alimentaire Informel (SAI)  et  d’identifier les  stratégies pour lever les barrières.

Principales conclusions du Programme de recherche

De Gauche à droite, Mme Nthabi Mohlakoana de l’Université de Twente, Mme Fatou Thiam Sow du Ministère des Energies et du Pétrole (MEP) du Sénégal, et Mr Sécou Sarr, le Directeur Exécutif d’Enda Energie.

Il est bon de souligner d’abord que la particularité de ce  Programme de recherche réside dans le fait qu’il  couvre trois pays avec certes des spécificités socio-économiques et socioculturelles propres  mais qui partagent beaucoup de caractéristiques communes. Parmi les traits de ressemblance, on peut citer  en premier lieu  le poids écrasant du secteur informel dans le tissu économique respectif de ces trois pays. Au Sénégal par exemple, 97% des PME sont dans l’informel. Ces dernières représentent elles-mêmes 99,02 % du tissu des entreprises en janvier 2017 selon le Recensement Général des entreprises réalisé par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie-ANSD). Cet état de fait pose la problématique de leur formalisation avec tout ce que cela comporte comme défis à relever afin d’accroitre la part de contribution de ces entreprises dans la formation du PIB et dans la création d’emplois durables. L’Afrique du Sud se singularise toutefois par l’existence d’un secteur alimentaire composé de trois catégories d’entreprises : les entreprises du secteur formel, les entreprises du secteur dit semi informel qui paient quelques redevances à l’Etat et les entreprises non enregistrées du secteur informel qui ne paient ni taxes, ni impôts.

Un autre point commun à ces trois pays  se trouve être l’importance grandissante de nourrir une population urbaine en pleine boom démographique ainsi que la similitude dans les processus d’urbanisation. C’est également la forte présence des femmes dans le secteur informel alimentaire et la prédominance de la pratique de la  restauration de rue avec tout ce qu’elle soulève comme problèmes à adresser au nombre desquels on peut citer : l’accès à un local adéquat, l’accès à des services énergétiques modernes, l’accès à l’eau pour la cuisson et l’Hygiène des aliments, la  santé et la sécurité au travail, l’aménagement de l’espace etc.

Résultats du Programme de recherche au Sénégal

Présentant les résultats du Programme de recherche au Sénégal, Madame Maimouna Diouf Seck d’ENDA ENERGIE a tour à tour fait une description du programme de recherche, décliné ses objectifs, posé les bonnes questions de recherche, avant de présenter la méthodologie qui a guidé les enquêtes auprès des entreprises. Elle a ensuite procédée à une analyse des données pour aboutir à un certain nombre de conclusions.

Il ressort de son développement que les objectifs poursuivis par le Programme, c’est de disposer de données de recherche quantitatives et qualitatives sur les aspects genre et énergie du Secteur Alimentaire Informel (SA) en vue d’explorer les facteurs contextuels qui influencent l’utilisation de Services Energétiques Modernes (SEM) par les hommes et les femmes;  d’analyser les interactions entre: énergie-entreprises- ménages; et de déterminer les facteurs d’autonomisation des femmes actives dans ce secteur.

Pour satisfaire à cet intérêt de recherche ainsi décliné et atteindre les objectifs visés, les entreprises enquêtées sont situées en zone urbaine avec une focalisation géographique  sur Kaolack et Dakar. L’échantillon concerné compte 240 entreprises.

Les enquêtes ont cherché d’apporter des réponses à un certain nombre de questionnements. Existe-t-il des résultats différentiés de genre du secteur de l’énergie ? L’approche genre dans les interventions du secteur de  l’énergie conduit-elle à des résultats plus équitables ? Les facteurs contextuels influencent-ils les résultats des interventions énergétiques de manière équitable ? L’entreprise permet-elle une autonomisation des femmes ? Telles sont quelques questions auxquelles les entreprises enquêtées devaient répondre.

Les résultats de recherche renseignent sur un faible niveau de scolarisation des chefs d’entreprises majoritairement des analphabètes. Les principales activités pratiquées sont  la préparation et la vente de repas (restauration) et de produits alimentaires. Vient ensuite la transformation de produits alimentaires. Le type d’emplacement dominant, ce sont des entreprises dans la rue. Le gaz, le charbon, et l’électricité sont dans l’ordre de préférence les sources d’énergie les plus utilisées. Le gaz est de loin la source préférée (rapidité de cuisson, qualité des produits, et taches plus faciles etc). Vient ensuite le charbon pour faire baisser les coûts de l’énergie utilisée, suivi de l’électricité utilisée pour les besoins de conservation des produits (froid). Les aspects coût et accessibilité des différentes sources d’énergie et la qualité des produits offerts par les entreprises sont des éléments essentiels d’une transition énergétique.

Les résultats ont permis de dégager trois conclusions essentielles. Premièrement,  le mix énergétique est fréquent dans les entreprises du secteur alimentaire ; divers facteurs motivent les entreprises à utiliser plusieurs sources d’énergie (cela dépend du type de nourriture préparée, de la rentabilité, du goût recherché, de la  localisation, de l’accès à l’énergie, son coût  etc). Deuxièmement, malgré le nombre important de femmes enquêtées dans l’étude de cas, la différence de genre impacte peu sur le type d’utilisation de l’énergie. Enfin, la majorité des entreprises du secteur informel pratique plus l’alimentation de rue.

Résultats agrégés du Programme de recherche pour les trois pays

La présentation des résultats de recherche globaux pour les trois pays a été faite par Madame Nthabi Mohlakoana de l’Université de Twente, de Netherland. Le nombre d’entreprises enquêtées a été  de 751 entreprises pour les trois pays (240 pour le Rwanda, 240 pour le Sénégal, et 271 pour l’Afrique du Sud.

Cette présentation a permis de montrer les spécificités pays  relativement aux critères de choix de la source d’énergie utilisée. Elle a aussi permis d’identifier les principales contraintes au développement des entreprises du secteur et mis en évidence le rôle des pouvoirs publics en matière de régulation et de mise en place d’un environnement des affaires incitatif. Elle a eu le mérite de faire ressortir les résultats de la recherche  sous le prisme de trois dimensions : une dimension entreprenariat, une dimension accès à l’énergie et une dimension Genre (renforcement du pouvoir économique des femmes).

Sur le plan entrepreneurial, il est apparu que les principales motivations des femmes  à se lancer dans le secteur alimentaire  sont : le démarrage rapide de ce genre d’activité, sa capacité à générer des revenus décents et sa capacité à donner plus de responsabilités aux femmes  (femmes plus responsabilisées et plus flexibles malgré les taches autres qui les incombent). Cela se traduit par une domination très nette des femmes dans le secteur.  Les résultats de recherche ont montré que 72 % des entreprises enquêtées sont dans la restauration et 67 % des entreprises appartiennent à des femmes.  A la question êtes-vous disposés à étendre votre business et comment ? Il est apparu dans les réponses que l’extension vers d’autres domaines connexes, l’augmentation de la productivité, l’augmentation du personnel, le relèvement du plateau technique, l’agrandissement de l’espace d’exploitation, l’embellissement, l’investissement dans les équipements, un meilleur positionnement sur le marché, le développement de nouveaux produits, l’ouverture d’un autre restaurant, la création d’une petite unité de transformation alimentaire etc, sont les principales aspirations des entrepreneurs. Ces réponses suggèrent la mise en place de cadres de concertation multisectoriels et multi acteurs pour apporter un ensemble de services d’accompagnement spécifiques à ces entreprises.

Quid des contraintes qui limitent la croissance des entreprises du SAI ? Quelle intervention du Public  en termes de formalisation? Comment adresser le paradoxe de la volonté politique de faire sortir de l’informel ces entreprises et la résistance des operateurs ?

A ces questions, les résultats de la  recherche en Afrique du sud ont montré que 91% des entreprises enquêtées souhaitent sortir de l’informel pour avoir un vrai restaurant ou  une petite unité de transformation alimentaire, 77 % veulent augmenter leur staff,  tandis que  84 % veulent réinvestir leur profit dans l’entreprise, 84% sont à la recherche d’une source extérieure de financement pour étendre l’activité, 93% attendent un support financier pour investir dans l’amélioration de leur équipement et 92% pour améliorer l’aménagement du local.

Le potentiel de croissance ou de survie  de ces entreprises dépend de la levée de contraintes persistantes parmi lesquelles : l’accès au capital, l’absence de local adéquat, la réglementation, la concurrence, la responsabilité familiale, l’absence de compétence, le rejet par les riverains.

Au titre de l’autonomisation des femmes et du renforcement de leur pouvoir économique et dans les foyers, les résultats de la recherche ont révélé que les activités menées par les femmes dans ce secteur contribuent à l’accroissement de leur niveau de revenus, et de leurs responsabilités au sein des ménages (satisfaction besoins des enfants, loyer, amélioration conditions de vie etc).

A cet égard, il convient de relever deux catégories d’opératrices : celles qui exercent l’activité pour s’extirper de la pauvreté et celles qui cherchent à  développer des entreprises florissantes. Pour ces dernières, l’important c’est d’arriver à accroitre les profits, de  gagner plus pour réinvestir. Cette orientation business doit se traduire pour elles par la formalisation de  l’entreprise et l’expansion de l’activité, voire la création d’un nouveau business.

Relativement à la dimension énergétique, les résultats de la recherche ont montré que l’énergie est un facteur de production clé pour le secteur alimentaire informel. Les résultats ont montré que la nature de l’activité menée, les habitudes alimentaires, les politiques économiques et la régulation du secteur informel sont les principaux facteurs qui influencent l’utilisation des sources d’énergie. Il est apparu aussi un fort impact de la régulation sur le secteur. Le type d’énergie utilisée et la régulation vont ensemble. Par exemple, en Afrique du Sud,  les entreprises qui bénéficient de subventions d’accès gratuit à l’électricité  qui sont dans le secteur informel ont  montré de meilleures dispositions à intégrer d’autres sources d’énergies modernes. Le démarrage et la pérennité de certaines bénéficiaires  dépendent pour beaucoup de cette subvention.

Le mix énergétique est utilisé le plus souvent.  Toutefois, la subsistance de l’usage des sources traditionnelles est une réalité. Si bien qu’on ne peut ne pas imposer des sources d’énergie modernes  à certains types d’entreprises au risque de les  voir mourir. Mais on note une tendance à la migration  vers les énergies modernes en fonction des coûts et des besoins.

Le lieu d’implantation des entreprises est un élément important dans le choix de l’énergie utilisée en Afrique du sud ; selon que c’est un local permanent ou non. La proximité du domicile peut s’avérer être un élément essentiel du choix du lieu d’exploitation pour les femmes. Il faut le mettre en relation avec les taches domestiques traditionnelles de la femme.  L’accessibilité de  l’eau de qualité pour éviter des surcoûts et pour l’hygiène des aliments, est aussi un élément important du choix du lieu d’implantation.

 

 

 

Principaux enseignements du Programme de Recherche

Les deux  présentations ont  permis une bonne compréhension par les parties prenantes de  la portée et de la pertinence du Programme de la recherche et mis en exergue plusieurs évidences. A cet égard, il y a lieu de noter d’abord que les femmes constituent les acteurs dominants du secteur informel de l’alimentaire et elles ont les mêmes aspirations que les hommes à diriger des entreprises prospères. Mieux, elles sont capables de tirer avantage au même titre que les hommes de mesures de soutien publiques. Le SAI est  un secteur qui se développe mais qui a besoin d’être  mieux connu et mieux intégré dans la planification spatiale, les politiques énergétiques et les politiques de développement des entreprises. Une meilleure organisation des chaines d’approvisionnement de l’énergie permet de rendre accessible les sources traditionnelles.

Il a été établi que le  type d’énergie utilisée impacte l’extension  des unités car il existe un lien entre usage des énergies modernes  et augmentation de la capacité de production et d’extension des unités. Un autre lien a été mis en évidence ; c’est celui existant entre l’utilisation des énergies modernes et le renforcement du  pouvoir de décision de la femme  à domicile dans le foyer (acquisition pouvoir financier). En termes d’égalité de genre, cela doit permettre aux femmes d’avoir les mêmes opportunités que les hommes et prétendre aux mêmes responsabilités.

La technologie utilisée compte beaucoup dans le développement des capacités productives. Il y a cependant un énorme besoin de circulation de l’information sur ces technologies de services énergétiques modernes.

Les politiques qui réussissent sont celles qui accordent la même importance à l’usage productif de l’énergie qu’à l’accès universel des ménages à  l’énergie durable et celles dont les  programmes qui ciblent le secteur informel en vue de sa formalisation  intègrent pleinement le secteur informel alimentaire. C’est ainsi que des questions transversales comme l’accès au capital, l’accès aux commandes, à la formation, et au renforcement de capacités ou aux incitations fiscales pourront trouver réponses pour ledit secteur.

Ces politiques doivent intégrer l’accès à l’usage productif de l’énergie dans les autres politiques d’inclusion comme les politiques d’inclusion financière.

La Régulation a un impact considérable sur la marche du secteur (besoin d’appuyer le secteur à migrer vers la formalisation.). Elle influence considérablement l’activité de l’entreprise, le lieu d’implantation de l’activité, le type d’énergie utilisée, le type d’entreprise, et la pérennité du business. A cet égard, les politiques qui ciblent le SAI peuvent permettre un renforcement de capacités des femmes  et leur accès facile  au financement et à un bon local. Le Secteur alimentaire informel est ainsi fortement encadré au Rwanda tandis que disposer d’un bon emplacement constitue le graal pour les operateurs en du secteur en Afrique du Sud.

Enfin, pour avoir des interventions efficaces dans le secteur, des cadres de concertations entre les acteurs du secteur alimentaire informel, les pouvoirs publics avec leurs différents ministères sectoriels concernés (Energie, PME, Commerce, Aménagement du territoire etc); et les collectivités locales doivent être institués.

Nouvelle feuille de route pour les parties prenantes

Les résultats de recherche ainsi présentés ont donné lieu à l’expression de  nouveaux besoins de connaissances  sur les usages productifs de l’énergie dans le secteur alimentaire informel et sur les stratégies d’accompagnement d’un secteur à enjeux multiples.

Les parties prenantes sont invitées en premier lieu à adresser  les défis relatifs à la disponibilité de données statistiques sur le SAI.  En effet, de nouveaux champs de recherche sont à investir. Par exemple,  quelle est la part des énergies dans les coûts de production des entreprises du secteur alimentaire informel ? Comment faire baisser les coûts de l’énergie  à usage productif ? Comment intégrer l’efficacité énergétique dans le processus de production et dans les comportements des individus ?

Relativement au Genre, il importe de savoir comment rencontrer les besoins des femmes actives dans le secteur et quels sont les faits qui font que les besoins sur le terrain des femmes ne sont pas satisfaits ? Comment le type d’énergie utilisée impacte-t-il l’expansion des unités ? Quels nouveaux indicateurs genre à définir? Quelles sont les autres pistes d’analyses ? Quelle connaissance de la relation de chaine de valeur dans le secteur  doit-on avoir?

Pour ce qui a trait à la régulation, le temps est venu de savoir précisément quel rôle  chaque acteur doit jouer pour amener les gouvernements  à adopter  un « cadre synergique nécessaire » et  prendre en compte le secteur dans la planification et les politiques publiques d’aménagement  du territoire et de l’espace ? Comment mieux satisfaire  l’accès des zones périurbaines en énergie  à usages productifs ?  Comment les pouvoirs publics locaux comme les mairies peuvent-ils appuyer et soutenir le secteur ? Comment soutenir des gens qui bougent tout le temps ? Voilà autant d’interpellations qui méritent des réponses appropriées et qui appellent une approche intégrée permettant de réguler le secteur alimentaire informel,  à travers une implication de toutes les parties prenantes : ministères sectoriels, collectivités locales, structures d’appui au secteur privé, societes civiles, entreprises du secteur et leurs organisations, universités et centres de recherche etc.




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