La digitalisation de l’agriculture africaine essentielle pour stimuler sa croissance selon le rapport OBG-OCP

L’adoption des technologies digitales jouera un rôle essentiel pour stimuler la croissance de l’agriculture africaine, confrontée à de nombreux défis lors de cette pandémie Covid-19. C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport réalisé par le cabinet international de recherche et de conseil Oxford Business Group (OBG), en partenariat avec le groupe OCP, premier producteur de phosphate au monde et leader mondial sur le marché des engrais phosphatés.


Pour les auteurs du rapport intitulé «Agriculture in Africa 2021», ce changement est essentiel à la création d’un écosystème agri-tech dont le continent a grand besoin. Le rapport relève que ces nouvelles technologies ont permis aux acteurs de l’industrie agricole de continuer leurs activités et d’innover durant la pandémie.


Cette nécessité a été soulignée par Mohamed Anouar Jamali, président-directeur général d’OCP Africa, qui a accordé un entretien au rapport. «Plus de 60% de la population africaine vit dans des zones rurales et dépend de petites exploitations agricoles ou de l’agriculture familiale. Par conséquent, les restrictions de déplacement, les perturbations des chaînes d’approvisionnement alimentaire et l’accès réduit au marché peuvent avoir des effets nocifs, comme une hausse de l’insécurité alimentaire», a-t-il déclaré. «Nous sommes convaincus que l’investissement dans la technologie et la formation pourra améliorer les chaînes d’approvisionnement à travers l’Afrique», note-t-il. Même son de cloche auprès de la directrice générale Afrique d’OBG, Karine Loehman. «Dans les années à venir, l’adoption accélérée des technologies digitales combinée à l’amélioration des chaînes d’approvisionnement permettra d’augmenter la productivité, mais il faudra remédier aux problèmes structurels», a-t-elle déclaré. «Alors que les regards se tournent vers la mise en œuvre de l’accord de la ZLECA, des opportunités considérables liées à la hausse du commerce intra-régional se présenteront certainement, particulièrement pour les pays qui priorisent le renforcement de l’industrie de transformation alimentaire», a-t-elle ajouté.
La même responsable indique que, même si les abondantes récoltes de la fin 2019 ont contribué à atténuer l’impact des perturbations liées à la pandémie Covid-19 dans le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire en Afrique, les acteurs de l’industrie ressentiront tout de même les retombées du ralentissement économique mondial.


Le rapport a relevé une multitude de défis auxquels le secteur a été confronté en début de pandémie Covid-19, notamment les pertes de revenus et les perturbations des chaînes d’approvisionnement à l’origine de la hausse des prix des produits agricoles et des problèmes de liquidité dont ont souffert les commerçants. Le rapport note également la résilience de certains segments de l’industrie, comme en témoigne par exemple la reprise observée dans quelques régions clés du continent, reprise stimulée par une légère hausse de la productivité et par le soutien des gouvernements et de programmes internationaux. 

Par la rédaction




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